La juge demande: “Votre mère écoutait Francky Vincent?” À la barre, devant les jurés, Viviane, 26 ans, se tient droite, mâchoire serrée. “Absolument pas.” Sur son corps, un tatouage représentant une croix, deux dates et trois mots: “God Have Mercy.” Un dernier hommage à sa mère, Mercy, assassinée dans son appartement de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, le 6 janvier 2012. Ce soir-là, alors que l’étudiante en master 1 d’informatique est au cinéma, installée devant Intouchables, son père découvre une photographie du crooner guadeloupéen dans le sac à main de sa mère. Fou de rage, le sexagénaire demande des explications. Puis, sans attendre la réponse, il attrape une massette, contourne le lit conjugal et frappe sa femme à la tête à trois reprises. Mercy meurt sur le coup. En 2012, l’affaire…
