Les Jeux d’hiver ont déjà connu des descendeurs sénégalais, une slalomeuse vénézuélienne, une équipe de bobsleigh jamaïcaine, un skieur de fond venu du Kenya. Et même un patineur de vitesse français. Car Alexis Contin, la petite trentaine, vient d’un pays qui n’a ni piste de patinage –celle construite à Albertville pour les Jeux de 92 a été reconvertie… en stade de foot– ni licenciés d’un sport où, neuf fois sur dix, c’est un Néerlandais qui lève les bras à la fin. Pour expliquer la domination de ses compatriotes, l’historien Marnix Koolhaas remonte jusqu’au xvie siècle, à une époque où les catholiques opprimés par les calvinistes “ont vu dans le patinage une façon de retrouver une sensation de liberté”. Aux Pays-Bas, le patin permettait aussi, traditionnellement, à ceux qui ne possédaient pas de cheval de se…
