Câest sous un porche, en bas du bĂątiment au 4, rue François-Pizarre, dans le quartier des Garennes Ă Mantes-la-Jolie, quâAmadou, Ali, Fahd et Zouheir sâabritent pour se protĂ©ger de la pluie battante du mois de novembre.
Depuis quasiment un an, cette entrĂ©e de bĂątiment nâest plus seulement lâendroit oĂč lâĂ©quipe se retrouve pour refaire le monde ou scroller en silence sur TikTok. Câest devenu leur marque de fabrique, le dĂ©cor reconnaissable de leurs vidĂ©os, qui affichent une viralitĂ© inespĂ©rĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux. Dans leur contenu publiĂ© chaque semaine: ni danses, ni blagues, zĂ©ro effets spĂ©ciaux, mais des messages de prĂ©vention rĂ©sumĂ©s en moins dâune minute face camĂ©ra.
SantĂ© mentale, misogynie, droit de vote, harcĂšlement, racisme, changement climatique et mĂȘme cycle menstruel et post-partum, les vidĂ©os ont Ă chaque foisâŠ
