Avec son bras-massue, la crevette-mante peut envoyer un uppercut à 50 km/h, avec une force mille fois supérieure à son poids ! Et cela sans sourciller : alors que l’impact engendre des ondes de choc capables de briser la carapace de ses proies, la sienne reste intacte. Une équipe franco-américaine pense avoir découvert comment, en analysant l’anatomie du crustacé à l’aide de deux lasers à ultrason, l’un simulant l’impact d’une frappe, l’autre suivant la propagation des ondes émises. La crevette-mante possède, au centre de sa massue, une structure morphologique très particulière, d’une centaine de micromètres d’épaisseur, aux capacités acoustiques étonnantes.
“Elle est composée de fibres de chitine de forme hélicoïdale, empilées en une formation appelée arrangement de Bouligand, explique Maroun Abi Ghanem, physicien acousticien à l’Institut Lumière Matière, à Villeurbanne.…