En 1920, le mathématicien Alfred Whitehead suggérait dans un de ses livres que le XVIIe siècle aurait été à l’origine d’une “bifurcation de la nature”. Galilée, Descartes, Newton, etc. seraient ainsi responsables d’une nouvelle vision du monde : la nature d’un côté, constituée de matière inerte ou animée, et le scientifique de l’autre, qui observe les informations transmises par cette matière. Il est possible de voir ici la consécration du concept d’objectivité : la nature est extérieure au savant, elle est un objet que lui, sujet, étudie avec la plus grande attention.
Aujourd’hui, l’objectivité est considérée comme une pierre angulaire de la démarche scientifique. Ce serait elle qui garantirait l’universalité, voire, pour certains, le caractère “vrai” du savoir scientifique. Soyons lucides, il n’y a pas d’objectivité véritable, que ce soit…