Cerfs de Virginie, visons, martres, chats, tigres… et encore bien d’autres espèces – sauvages et domestiques – ont été contaminés par le Covid-19 après un contact avec des humains infectés. En avril dernier (S&V n°1255, p. 103), nous vous racontions comment cela avait changé notre vision de la circulation des maladies : non, l’humain n’est pas l’ultime réceptacle des zoonoses transmises par des animaux, mais, lui aussi, un réservoir de pathogènes. Une équipe de l’université de Georgetown, à Washington, vient d’enfoncer le clou.
Elle a recensé dans la littérature plus d’une centaine d’épisodes de “zoonose inversée” discrètement rapportés par le passé : chimpanzés, macaques, panthères ou porcs ont ainsi attrapé auprès d’humains des infections bactériennes (tuberculose, à staphylocoque doré, à Helicobacter pylori…), virales (grippe, rubéole, herpès, hépatite…) ou à acariens…