“Personne ne s’y attendait”, souffle Georges Tempez, au Centre d’études et d’expertise sur les risques (Cerema). Tout commence en 2012, lorsqu’un laboratoire parisien détecte dans un échantillon de chaussée routière la présence de fibres ressemblant étrangement à de l’amiante. Pourtant, cette route était considérée comme saine. Dans les mois qui suivent, de nouveaux enrobés suspects sont signalés en région parisienne, dans les Deux-Sèvres, autour de Bordeaux, Saint-Brieuc, Nantes et Nancy… La moindre réparation de nid-de-poule devient risquée ! “Une centaine de chantiers routiers ont dû être bloqués ou annulés en France”, indique Georges Tempez. Mais que se passe-t-il ? “Ces enrobés contiennent de l’actinolite, un minéral qui, une fois fracturé, forme des fragments dont les dimensions approchent celles des fibres d’amiante”, explique le géologue Didier Lahondère, du BRGM.
En décembre…