O sant, après tant d’autres, une biographie de Beethoven, je me promenais ce matin-là de septembre 1791 sur un bateau qui remontait la rivière Main, affluent du Rhin, comme vous savez. Je m’y trouvais en très joyeuse compagnie puisqu’autour de moi s’égayaient et buvaient (sans modération) les membres d’un orchestre béni des dieux, celui du très ouvert, très cultivé, et très mélomane prince-électeur Max Franz, lequel ne se déplaçait JAMAIS sans ses musiciens.
Pour l’heure, nous nous rendions au château de Mergentheim (Bade-Wurtemberg), pour y saluer… les derniers chevaliers Teutoniques. Sans nous hâter, nous enchaînions les escales. Le prince avait tout son temps et adorait offrir à ses peuples des concerts inopinés. C’est ainsi que, dans une ville dont je ne puis, hélas, vous donner le nom, nous eûmes le…
