«Je l’ai revu à Paris, mon cher petit-fils Miró. Il venait m’écouter jouer et ensuite on allait au café, à Montparnasse. J’habitais un phalanstère, avec des copains, une autre époque. Ça ne vous viendrait pas à l’idée, dans votre génération, une bande d’amis qui habitent tous au même endroit. De notre temps, ça se faisait… Il y en a tant qui sont morts. Je te raconterai ça une autre fois. On discutait, Miró le Jeune et moi, notre différence d’âge ne comptait pas beaucoup, il était un petit adulte, j’étais resté un gamin. Je suis tombé malade à cette époque, vraiment très malade, mais d’une maladie pas grave. Je crachais pire que Chopin, cela faisait grande impression. Rien d’incurable, mais du romantisme, tu vois le genre, des nocturnes et des…
