Pour atteindre la maison, il faut surveiller ses pas. Escalader avec prudence un terrain en pente, boueux, supposé être un jardin, mais jonché d’herbes hautes et de ronces, de parpaings, de ferraille et de planches d’où dépassent de gros clous. Se faufiler entre des pots de peinture rouillés, des bassines trouées et des bâches humides. C’est comme si, sur une surface de 600 mètres carrés, la terre avait tremblé. Là même où Cédric Jubillar, peintre plaquiste, promit cent fois à sa femme, Delphine, de construire une piscine… Sur le seuil, un amoncellement de chaussures et de pantoufles sales, élimées. Des jouets cassés. Ce foutoir indescriptible, à Cagnac-les-Mines (Tarn), les habitants du lotissement de la Maurélié, aux pavillons apprêtés et fleuris, l’appellent « Beyrouth ». Et les proches voisins redoutaient que…
