Un ensemble de portraits ouvre l’exposition : l’artiste sous les traits d’une jeune fille (1883), au pastel, puis en peintre à la palette (1911), une femme libre dans « La chambre bleue » (1923), portant un pyjama rayé, pensive, cigarette (non allumée) aux lèvres, et « Autoportrait aux seins nus » (1931), en femme d’âge mûr. La force de Valadon semble se lire dans son œuvre.
Née en 1865, partie de rien, elle devient modèle à 14 ans, à Montmartre. Sa vie d’acrobate de cirque s’arrête à la suite d’un accident. Un tableau témoigne de cette époque, figurant une circassienne en jupe et chaussures rouges, en équilibre – très précaire – sur un pied. Marie-Clémentine Valadon, dite Maria, devient Suzanne, rebaptisée par Henri de Toulouse-Lautrec, en référence à l’épisode biblique…