Le vin est souvent une affaire de dynastie, de lignage et de bon sang qui ne saurait mentir. Chez les Guigal, un domaine jeune – né en 1946 – mais mondialement réputé pour ses crozes-hermitage, ses condrieus ou ses côte-rôtie, la symbiose entre les générations est totale. À l’heure où blanchit la campagne, 4 heures du matin, Marcel, 81 ans, fils d’Étienne Guigal, le fondateur, arrive religieusement au bureau. Son fils Philippe, 49 ans, œnologue et directeur général de la maison, « plus lève-tard », ne débarque qu’à 6 h 30. Tous partagent un bureau avec Bernadette, l’épouse de Marcel, et Ève, la femme de Philippe. « C’est la tradition que deux générations dirigent l’affaire en binôme », assure le fils, en jean et casquette de baseball, qui espère que…