Quand il s’élance, minot, sur le tremplin de saut à ski du village des Rousses, dans le Jura, où sa famille s’est installée, Jason Lamy-Chappuis réalise son premier rêve d’enfant : voler. Une trentaine d’années plus tard, après avoir conquis sa toison d’or olympique, à Vancouver, en 2010, en combiné nordique (saut à ski et poursuite en ski de fond), Jason a, cette fois, achevé son rêve d’adulte : voler… mais aux commandes d’un Airbus A350 à 13 000 mètres d’altitude. À l’heure où certains athlètes des JO de Paris hésitent encore à choisir leur reconversion, ce fils d’une Américaine, Annette, originaire du Montana, et d’un moniteur de ski alpin, Daniel, se pose en parangon de « vie d’après » réussie pour un sportif de haut niveau. Il est désormais…