CRITIQUE Qu’y a-t-il de plus anglais que l’humour mordant de sir Alan Ayckbourn, ce dramaturge qui a inspiré, de notre côté de la Manche, Michel Blanc, Alain Resnais et, désormais, Ladislas Chollat ? « L’amour chez les autres » commence comme un bon boulevard : Fiona Foster (Virginie Hocq) et Bob Phillips (Arié Elmaleh) ont une relation adultère. Mais, premier problème, Bob est l’employé de Franck Foster (Jonathan Lambert), le mari de Fiona, et espère devenir son numéro deux. Arrivent alors les Chestnut, couple d’amis qui va, sans le savoir, servir d’alibi aux deux amants. Avec Andy Cocq et Sophie Bouilloux excellents de bizarrerie, la pièce prend un tournant délicieusement absurde, qui tend parfois vers Ionesco.
« L’amour chez les autres », d’Alan Ayckbourn, au théâtre Édouard-VII (Paris IXe), jusqu’au…
