Hors de lui, il l’est la plupart du temps. Tentant de fuir l’enfance, Orléans, Reims, toutes ces villes qui ont jalonné sa vie et dont il a nourri son œuvre. En quête de lui-même, au milieu d’affres personnelles incommensurables, Moix donne à découvrir dans ce journal, courant du 15 juin 2016 au 14 juin 2017, son quotidien d’adulte à part, sans être asocial. Il y égrène aussi ses penchants et ses goûts. Dans le désordre : la musique, l’étude de la philosophie, celle du judaïsme, qui tourne à l’obsession, et, bien entendu, cette relation complexe et assumée aux femmes qui lui valait déjà l’inimitié de certaines. On se réveille avec lui, écoutant du John Coltrane, entre autres, on se perd parfois dans les méandres de sa pensée érudite, on rit…
