Les touristes sont plus que jamais de retour à Paris, et sans répit. Tôt le matin, aux heures de pointe, sept jours sur sept, il faut faire avec. Dans les métros, les bus, les restos, les terrasses, les musées… ils occupent joyeusement le terrain. Ils sont en vacances, quoi, la vie est belle ! Ça rigole, ça bouche la sortie sur le quai du métro, ça traîne tête en l’air, ça s’apostrophe bruyamment. On est partagés entre agacement et curiosité. Contents quand même qu’après le désert du Covid ils reviennent s’extasier sur nos merveilles et remplir les caisses des commerçants. Il y a quelques années – avant le Covid, cette fracture existentielle –, on les reconnaissait de loin, on décelait leur nationalité à leurs fringues, leur taille, leurs couleurs, leur…
