CRITIQUE Le téléphone sonne. Jacques de Bascher décroche et apprend la nouvelle qui scellera son destin : il est positif au VIH, mal que l’on appelle alors « le cancer gay ». Nous sommes en 1984, il mourra cinq ans plus tard, son compagnon de toujours, Karl Lagerfeld, à son chevet. Que faire en attendant cette terrible fin ? Peut-être continuer de danser, de boire, de fumer, de se déguiser… Après tout, c’est ce qu’il a toujours fait, lui, le prince des nuits parisiennes, l’amant d’Yves Saint Laurent, le dernier dandy de son espèce. Ou alors se replonger dans les souvenirs de cette vie ardente, décadente, où jamais rien n’allait assez vite. Seul sur scène, Gabriel Marc se mue littéralement en Jacques de Bascher. Même élégance, même flamboyance. Ouvrant son…
