« La vie, voyez-vous, ce n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. » Quand le rideau tombe sur cette dernière réplique, Clémentine Célarié ne retient pas ses larmes. Pendant près d’une heure et demie, elle a raconté, seule sur scène, le destin de Jeanne. Ses joies comme ses peines, ses bonheurs comme ses tragédies. « Je ne déclame pas ce texte, je le vis, à cœur ouvert. C’est d’ailleurs aussi pour ça que je l’ai adapté à la première personne. » À chaque représentation, elle se sent pénétrée par l’esprit de Maupassant, son « frère d’âme », comme elle l’appelle : « Moi, je ne suis que sa passeuse. »
Cet auteur, elle l’aime éperdument depuis l’adolescence, quand sa mère l’avait emmenée voir les « Contes de la…