Ils ont un visage de mort-vivant. Le regard sans expression. Le blanc de leur œil est tatoué de rouge, de bleu, de vert, de noir. Ça n’est pas une lentille, non, c’est le fruit d’un massacre à la tronçonneuse. Enfin, presque. Une torture à l’aiguille tatoueuse. Oui, certains, certaines se font tatouer… le blanc de l’œil. Mais où vont-ils chercher une idée aussi terrifiante ? On sait que la mode du tatouage vise à se singulariser. À marquer dans sa chair des moments clés, naissance, mort, amours, engagements, goûts artistiques… À tester au passage sa résistance à la douleur. Car, rappelons-le, se faire injecter de l’encre profondément dans le derme, ça fait un mal de chien. Le derme est riche en glandes, en nerfs, en micro-capillaires sanguins. L’aiguille s’enfonce dans…
