Sa 4L blanche file dans Cahors comme une mule au galop. Le volant crisse à chaque fois qu’il le braque, les fenêtres s’ouvrent manuellement, il a fait enlever les ceintures à l’arrière. Lunettes de soleil, chemise et pantalon blanc, accent chantant, volontiers char-rieur, Aurélien Pradié est du genre détendu et détonnant : « La 4L, c’est la mienne, je l’ai déclarée à mon patrimoine de député. Pour moi, c’est la voiture de la liberté. Le toit ouvrant, c’est pour mettre ma planche de surf.» En 2008, déjà, il parcourait seul sa commune à Mobylette pour les cantonales. Rebelote pour les municipales en 2014, au volant de sa Méhari. Car Aurélien Pradié est un « solitaire », comme il se qualifie. La politique est venue tôt, à 16 ans, quand son…