Au commencement, il y avait un lieu. Plus précisément, un théâtre : les Bouffes du Nord. C’est là, à Paris, entre la Chapelle et le boulevard Rochechouart, que Raphael, haut comme trois pommes, a ressenti ses premiers émois de spectateur. «Il y a quelque chose de très beau dans ce plafond brûlé, un côté mystérieux, presque abandonné», décrit-il. À 46 ans bien tassés, suite à une rencontre avec le producteur Olivier Poubelle, l’artiste a voulu, lui aussi, faire vibrer cette salle mythique. Seulement, pour s’installer aux Bouffes, un simple concert ne suffit pas. Et ça tombait bien, vingt ans à jouer dans les Zénith comme dans les salles plus réduites avaient donné à Raphael des envies inédites. «Le live est confortable pour moi, je sais faire. Là, c’est autre chose…»…