La nouvelle sénatrice des Français de l’étranger, Mélanie Vogel, a débarqué le 28 septembre au palais du Luxembourg pour sa première réunion de groupe et, déjà, le choc. Celui entre le décorum de cette auguste institution et la fonctionnalité du Parlement européen, pour lequel elle travaille depuis neuf ans. Les huissiers ont mémorisé son visage et la saluent d’un «Madame la sénatrice», là où, à Strasbourg comme à Bruxelles, on vit dans l’anonymat, loin du protocole et des symboles. Dans cette assemblée composée à 64,9% d’hommes, elle qui se revendique « jeune, féministe, écologiste, lesbienne, proeuropéenne» risque de détonner. D’autant plus qu’elle a «seulement » 36 ans : 3,5 % des élus ont moins de 39 ans quand 14,4% ont dépassé les 70 ans pour une moyenne d’âge de 60…