Benoît Poelvoorde n’est pas du genre taiseux. Chez lui, les mots tombent en cascade, se bousculent même régulièrement. Le Belge est un ultra qui parle fort, râle fort, rit fort, joue fort. Longtemps comique, souvent clown triste, tantôt populaire, tantôt pointu, l’acteur bondit de rôle en rôle avec une habileté déconcertante. À l’affiche de « Mystère à Saint-Tropez », face à Christian Clavier, comme de « Comment je suis devenu super-héros » pour Netflix. Dans « Profession du père », il campe André, ancien combattant engagé qui embourbe son fils, Émile, dans une vendetta personnelle. L’acteur qui n’a jamais souhaité avoir d’enfants est touchant, attachant, effrayant en père immature et autoritaire. En promo dans un hôtel parisien, entre deux interviews, il peste contre la production qui lui refuse une bière.…
