Emma est là, au-dessus de nous, allongée dans les feuilles, les cheveux sur les épaules. Sur les côtés du vestibule, où règne une odeur de formol, des pots à pharmacie. « On commence par la fin, quelques heures après le suicide d’Emma », explique Jean Oddes, le scénographe de l’exposition « Madame rêve en Bovary ». La maison Marrou, à Rouen, vaste demeure bourgeoise du XIXe siècle ayant appartenu à un ferronnier d’art, aurait pu être celle des époux Bovary. On la parcourt comme on feuilletterait le roman. Les pièces reconstituent des scènes de sa vie: son mariage avec Charles, son quotidien à Yonville, sa maternité, ses vies fantasmées par le biais de ses lectures, ses escapades amoureuses…
Sur le mur en face de l’entrée, une vidéo nous projette à…