Ça sonne un peu old school. Autrefois, « vulgaire », ça voulait dire «peuple», «ordinaire», «impudique»… Ça évoquait un comportement, disons, outrancier. Ça s’appliquait essentiellement aux femmes. Celle qui fume dans la rue, celle qui boit comme un trou, celle qui se maquille comme une voiture volée, celle qui creuse le décolleté, celle qui rit trop fort, celle qui s’assied les jambes écartées…
Mais aujourd’hui? La vulgarité nous a tellement envahis qu’on ne sait plus ce qu’elle recouvre. On est loin du débat autour de Coluche. L’homme était d’une grossièreté sans nom mais avait une pensée noble. Ironique, satirique, féroce. Pas vulgaire. Sa salopette, volontairement « prolo » à l’époque, trône maintenant dans les collections « créateurs ». Bientôt un « basique », comme le jean troué ou le pantalon…
