Le 19 octobre dernier, sous l’œil réjoui de son président Jair Bolsonaro, Marcos Pontes, ministre des Sciences et Technologies du Brésil, a de façon tonitruante déclaré l’avènement d’une « nouvelle hydroxychloroquine », un produit appelé nitazoxanide (NTZ), capable de réduire la charge virale des sujets contaminés par le Sars-CoV-2 et de les guérir si prescrite en début d’infection. Il s’appuyait sur une étude multicentrique financée par son ministère, ayant comparé, sur le plan des signes cliniques et de la charge virale, la NTZ à un placebo. Sa communication laissa les journalistes présents quelque peu perplexes. Cet essai brésilien, pourtant, fut mené de façon randomisée et en double aveugle (signifiant que ni le patient ni les thérapeutes ne savent, avant la fin de l’essai, quand toutes les données ont été collectées,…
