«Après, la viande, on n’est pas obligé d’en manger tous les jours... », conclut Christina Vaz Fernandez. Cette mère célibataire de deux enfants, allocataire du RSA, qui vit à Trappes, dans les Yvelines, décrit sa galère. Pendant le confinement, le centre des Restos du cœur qui lui fournissait chaque semaine un panier de produits frais a gardé ses portes fermées. « Le Secours populaire, lui, est resté ouvert, mais c’est une fois par mois ; des trucs de première nécessité, huile, farine, sucre.» Pour le reste, Christina a modifié ses habitudes, renoncé à l’enseigne hard-discount, trop loin de chez elle, pour une grande surface « où tout est plus cher ». Ce vendredi 15 mai, elle va toucher 350 euros. Sans avoir fait aucune démarche. « La réponse à la…