Une longue tradition politique, la Seine et ses industries, un accident technologique majeur, voilà les ingrédients principaux de la tambouille des municipales à Rouen. Reprenons : longtemps, dans cette vallée, a régné en maître Laurent Fabius. Mais il est parti, et «dans un système féodal, quand le seigneur arrête, tout le monde sort les flingues», dixit Cyrille Moreau, vice-président de la métropole, septième sur la liste des écologistes. Incendie de Lubrizol oblige, ces derniers ont le vent en poupe. Voilà pour le décor. Viennent ensuite les personnages. Dans le trio de tête, on trouve le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, ancien patron de la région, élu municipal mollement soutenu par Yvon Robert, le maire sortant, qu’en son temps Fabius avait préféré pour ce poste à Michel Bérégovoy, alors député socialiste, frère de…
