«Je n’ai pas peur de l’Histoire, ni de l’échelle, ni de la couleur… », souffle Thomas Schütte entre deux bouffées de cigarette. « Trois actes » est sa première rétrospective à Paris depuis 1990, une ville où il a vécu et où ses premières galeries ont repéré son travail : « Le Centre Pompidou était en construction, il y avait encore les Halles, où j’allais souvent, comme à la Cinémathèque de Chaillot pour voir des films noirs et des films de Fassbinder, Kluge ou Wenders, plus faciles à trouver à Paris qu’en Allemagne… »
Son exposition à la Monnaie montre l’extraordinaire diversité de ses recherches. C’est un grand théâtre, une scène sur laquelle les œuvres semblent être dans une répétition permanente : « Tout est un jeu. C’est plus facile…