Saint-Barth’. Notre île, notre paradis, anéanti. Autant que nous le sommes, au lendemain de ce cauchemar. L’aéroport, les villas, les routes, nos paysages si parfaits, si sauvages, tout est détruit, dévasté. Le chaos absolu. Quand Irma, le monstre, a atteint le rivage, nous étions à Paris, loin de vous et en même temps tout près. Nous avons veillé.
Nous avons prié. Nous avons attendu, des heures et des heures, avant de pouvoir obtenir des informations, avant d’entendre grésiller une voix là-bas, à l’autre bout du fil. Enfin nous avons pu joindre nos proches, les amis, les collaborateurs, ceux grâce à qui Saint-Barth’ a pris tant de place dans notre cœur. Dieu soit loué, ils sont tous sains et saufs. Pas de victimes à déplorer sur notre île. C’est un soulagement…
