Le Belem
Ce trois-mâts barque de 58 mètres, lancé en 1896, navigua tour à tour sous pavillon français, anglais, italien puis à nouveau français. Racheté en 1970, restauré, il sert aujourd’hui entre autres de bateauécole pour les mousses de la Marine nationale.
C’est un héritage composé de paradoxes, où le gigantisme défie la légèreté, où la robustesse crée la faiblesse, où l’éternité flirte avec une vulnérabilité singulière face aux assauts répétés du temps qui passe et du temps qu’il fait. On les nomme coureauleurs à fond plat des plaines ostréicoles, canots affûtés pour le sauvetage, bateaux-lavoirs de Mayenne, vaquelottes du Cotentin, toues cabanées de la Loire… Propulsées à la force d’avirons, de voiles, de vapeur ou de moteur, les centaines d’embarcations qui constituent notre patrimoine maritime sont la mémoire du…