J’avais 19 ou 20 ans et je passais mes premières vacances sans autorité parentale, en Espagne, avec ma meilleure amie. Je ne connaissais pas l’alimentation intuitive, n’avais jamais suivi de régime, mais, spontanément, j’adorais les pâtes au gruyère. Cet été-là, livrée à moi-même, à défaut de trouver ledit fromage dans la station balnéaire, j’avais décidé de me nourrir exclusivement de coquillettes au beurre (ou de beurre aux coquillettes), l’autre parfait duo rassasiant et gourmand. « Tu as de la chance de ne pas grossir », m’avait soufflé ma copine un soir, un peu triste devant une assiette de tomates. Sa remarque m’avait surprise. Je ne m’étais jamais posé cette question. Des années plus tard, exerçant une profession qui me donne accès aux dernières tendances culinaires, je me la suis posée…