POSONS LES BASES. Non, je ne me suis pas entraînée. Non, je n’ai pas un vélo « de route ». Et non, jusqu’à l’été dernier, je n’avais jamais vraiment fait de vélo. Comme beaucoup, j’ai appris enfant, et depuis... néant. La seule chose que j’avais, finalement, c’était un rêve un peu fou. Un genre de pensée-doudou, rangé dans un coin de ma tête : voyager en vélo. Pousser cette porte imaginaire, c’était entrer dans la lumière. Je me voyais immédiatement sillonner les routes de France, cheveux au vent. Traverser des bourgades ou la rase campagne, suivre des yeux la course du soleil, ressentir le souffle du vent, humer l’air au crépuscule, boire le vin du pays, m’absoudre de bains de mer, saluer de la main les riverains, dormir là où…