Un simple prĂ©nom, parfois utilisĂ© en patronyme, suffit Ă symboliser un malentendu, une diffĂ©rence culturelle. Ainsi, lorsque lâon parle de CĂ©line, certains songent naturellement Ă la plume abrasive de lâauteur de Voyage au bout de la nuit, quand dâautres pensent instantanĂ©ment Ă la voix dĂ©monstrative de lâinterprĂšte de Pour que tu mâaimes encore. Entre Louis-Ferdinand le scandaleux et lâextravagante Madame Dion, il y a un monde, un ocĂ©an aussi. Toujours est-il que, si dans lâHexagone les chanteuses quĂ©bĂ©coises sont plĂ©biscitĂ©es depuis des dĂ©cennies (Diane Tell, Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, Isabelle Boulay, Lynda Lemay sans oublier, donc, CĂ©line DionâŠ), il nâen va pas de mĂȘme pour les Ă©crivaines. Ou, tout du moins, dans les mĂȘmes proportions.
Bien sĂ»r, lâhistoire littĂ©raire nous rappelle que certaines romanciĂšres ont connu un succĂšs, et mĂȘmeâŠ
