L’été, les festivals, à commencer par celui d’Avignon, s’attaquent à Shakespeare, si souvent malmené par les scènes françaises. A la cité des Papes, Olivier Py, directeur du festival, s’est programmé lui-même pour un Roi Lear qui ne fera pas date. Il a cru qu’il suffisait de moderniser un peu le chef-d’œuvre, et mal lui en a pris. Mais, deux jours plus tard, à l’Opéra d’Avignon, l’immense metteur en scène Thomas Ostermeier, avec sa Schaubühne de Berlin et son prodigieux acteur Lars Eidinger, a présenté un Richard III ébouriffant. C’est pourtant un Richard très moderne, avec son casque de cuir en guise de couronne, joué dans une atmosphère hallu cinante, digne du roi-monstre.
On reverra Richard III cet hiver à l’Odéon, mais il ne faudra pas comparer au roi de Berlin…