La scène, filmée, nous est désormais familière. Partout, des hommes sales et hirsutes s’acharnent, le regard fou et fier : dynamite, marteau-piqueur, masses, haches… Leurs cibles : statues, bas-reliefs, figurines, monuments, divinités en pierre et souvenirs d’empires. Le geste est une volonté effrénée d’effacer l’image, de faire table rase du patrimoine humain, de sculpter le néant.
L’observateur occidental a découvert, depuis près de trente ans, cette obsession islamiste : détruire avec une régularité sans faille toutereprésentation figurative. De Jakarta à Tanger, du Front islamique du salut (FIS) algérien durant la guerre civile (1991-2002) au surgissement de Daech (2014-2019), le scénario se répète.
Pourquoi ? Il ne faut pas, selon ces courants, faire « concurrence à Allah » ni représenter l’humain.
« Certes, ceux qui fabriquent des images seront châtiés au…
