Depuis le Nosferatu de Murnau, en 1922, Dracula ne cesse de hanter l’imaginaire des cinéastes et des lecteurs du roman de Bram Stoker : Tod Browning, Terence Fisher, Werner Herzog, Francis Ford Coppola et, récemment, Robert Eggers (Nosferatu, 2024) ont imposé chacun leur vision – expressionniste, diabolique, onirique, gothique. Luc Besson propose la sienne : flamboyante, émotionnelle, érotique, riche en décors baroques et en costumes luxueux (près de 2 000 !), preuve d’un gros budget (45 millions d’euros). Elle est axée essentiellement sur un parti pris romantique : l’histoire d’amour contrariée entre Dracula et son épouse, Mina, qu’il recherche désespérément depuis son château des Carpates jusqu’aux faubourgs de Londres et de Paris. Avec ses grands mouvements de caméra, ses plans spectaculaires et sa bande-son percutante, le cinéaste est à son…