La Vie meurtrière, de Félix Vallotton (Libretto, 208 p., 8,90 €).
C’est une « nouveauté » de 1908, mais comment résister à la réédition de ce bijou iconoclaste? Un policier illustré signé d’un peintre et graveur, Félix Vallotton, le Belge, le Nabi. Un commissaire est appelé pour constater le suicide d’un jeune homme, Jacques Verdier. Un manuscrit accompagne sa lettre d’adieu. Intitulé Un amour, lit-on dans l’avant-propos, le texte aurait pu s’appeler Un meurtre, « plus épicé », tant « la différence n’est pas si grande qu’on pourrait croire ». Car voici la funeste destinée de ce suicidé : il cause la mort, « sans faire exprès », de tous ceux qu’il aime. Déjà, gosse, il fendait le crâne du petit Vincent par inadvertance, empoisonnait son copain Musso. Et puis,…
