Poche. D’abord il y a ce matin sinistre de 1941, ce château hitchcockien au fond du Périgord, ce triple meurtre à la serpe. Et puis il y a ce coupable, idéal, magnifique, le seul héritier des victimes, enfermé dans la bâtisse où aucune effraction n’est observée, et qui, la veille, avait emprunté l’arme à un voisin. L’opinion demande la tête du sale gosse Henri Girard. Mais le bougre est acquitté grâce à l’as des as du barreau, Maurice Garçon. Alors il file à l’autre bout de la Terre et écrit un best-seller, « Le salaire de la peur », qu’il signe Georges Arnaud. Jusqu’ici, tout est vrai. Philippe Jaenada désosse l’affaire. Il fouille, digresse, creuse, sonde, renifle, digresse encore, tout en buvant du whisky. Il livre sa version du crime.…
