Klemens von Metternich était un homme d’intuition. Ainsi, c’est dans un village de Moravie au nom encore inconnu, Austerlitz, qu’en 1795 il épousa Eleonore von Kaunitz, la petite-fille de l’illustre chancelier qui gouverna l’Autriche et en partie l’Europe durant quarante ans, comme allait le faire son petit-gendre. Et comme son prédécesseur en 1789, Metternich vit une révolution, en 1848, jeter bas l’oeuvre de toute une vie. Cinquante-six ans plus tard, vaincu de l’Histoire et mémoire du siècle, il recevait chez lui un jeune diplomate plein d’avenir, Otto von Bismarck, qui, avec d’autres, mettrait bientôt le feu à la charpente, autrichienne et européenne. Un autre temps se découvrait.
Issu de cette génération d’entre deux rives, celle de Chateaubriand et de Napoléon, entre Lumières et romantisme, entre tradition et modernité, entre raison…
