Poche.
De 2008 à 2011, Daniel Rondeau vécut à Citta Rohan, à l’ambassade de France à Malte. De « Quai Voltaire », une collection qu’il a créée en 1987, il est passé au Quai d’Orsay, où il a été, dit-il, « bombardé » ambassadeur sur le tard. Un étranger aux Affaires étrangères, ça fait toujours jaser : « Au Quai d’Orsay, j’étais un suspect. » Mais sur la Méditerranée il a toujours été chez lui. Après des ouvrages sur Tanger, Alexandrie, Istanbul…, ce récit sur Malte la « généreuse » achève la reproduction pointilliste de sa géographie sentimentale. A chaque page, on respire les parfums, on s’émerveille des bleus tendres des ciels, « de céramique, de safre ou d’ardoise, presque mauve, avec des nuances de vert et de jaune ».…
