Plus rien ne tient. Ni les grandes métropoles rongées par la violence, ni les stations balnéaires sous tension, ni même ces villes moyennes que l’on croyait jusque-là à l’abri. La France « Orange mécanique » ne connaît plus de limites. Et cet été, elle change de visage. De Béziers à Limoges, de Jullouville à Charleville-Mézières, la brutalité déborde des zones habituelles. Attaques ciblées contre les forces de l’ordre, affrontements sur fond de trafic de drogue, règlements de comptes en plein centre-ville, expéditions punitives dans des quartiers autrefois tranquilles : une nouvelle géographie de l’ensauvagement s’impose.
À Béziers, le 19 juillet, une quarantaine de jeunes encagoulés piègent les policiers. Mortiers d’artifice, incendies de voitures, un appartement en flammes, un policier blessé. La ville vacille. À Limoges, quelques jours plus tôt, une…