La représentation de l’homosexualité a une histoire différente selon les régions, les civilisations, et selon ceux qui la racontent. Restons en France, à la fin des années 1960, quand j’ai commencé à en entendre parler, à la voir sortir des limbes de Rimbaud, de Gide, de Cocteau, de Genet. Parce qu’il faut bien dire qu’elles étaient surtout littéraires, ces représentations. Très confidentielles sur le plan cinématographique : essentiellement pornographiques. Au théâtre, si l’on considère les cabarets comme des théâtres interlopes, l’histoire s’écrivait dans la confidentialité, héritage d’une clandestinité devenue quelque peu folklorique, édulcorée par le rire. Ah, le rire, quelle chance, et quel malheur. Dans la chanson, il y avait eu Brassens, en 1962, qui, dans Les Trompettes de la renommée, regrettait pour sa gloire de ne pas être «…
