Kolkhoze, d’Emmanuel Carrère, Tant mieux, d’Amélie Nothomb, L’Albatros, de Raphaël Enthoven, Une drôle de peine, de Justine Lévy, Simone Emonet, de Catherine Millet, ou tout bêtement Maman, de Régis Jauffret : en cette rentrée, il est à la mode d’écrire sur sa génitrice. Le sujet n’est pas neuf. Depuis Albert Cohen – Le Livre de ma mère, 1954 – ou Romain Gary – La Promesse de l’aube, 1960 –, on ne compte plus les auteurs ayant cédé au marronnier de l’hommage maternel. Avant eux, le redoutable Hervé Bazin s’était illustré dans une veine plus acide. En 1948, encore inconnu, il publie chez Grasset Vipère au poing, roman dans lequel il règle ses comptes avec sa mère, Paule Guilloteaux, rebaptisée Folcoche. Cette dernière fait subir à ses trois fils un véritable…
