D ans le VIIIe arrondissement de Paris, au premier étage, murs peints en bleu marine profond. Pas un bruit. L’Institut Montaigne ressemble à son décor feutré, studieux. Derrière une porte vitrée, signe que la transparence désormais règne, la nouvelle directrice générale, Marie-Pierre de Bailliencourt, veste azur, dos dressé. Gracile, elle parle bas et, l’observant assise derrière ses dossiers, on peine à l’imaginer négocier en 2016 la vente de 12 sous- marins à l’Australie, contrat faramineux à 34,5 milliards d’euros (qui sera annulé en 2021 par l’Australie). Son fait de gloire chez DCNS (devenu depuis Naval Group), une gageure pour celle qui n’est ni architecte navale ni polytechnicienne. Sur une étagère, elle a posé le dessin d’un sous- marin colorié, à l’époque, par son fils – un talisman. Sur le rebord…
