Delacroix, Géricault, David d’Anger, Ingres ou Corot, les poids lourds; Auguste de Châtillon, Jeanne-Elisabeth Chaudet ou Jean-Jacques Monanteuil, les oubliés. Tous ont peint, dessiné ou façonné des figures enfantines. Associés au Louvre, le musée de Tessé, au Mans, puis, à partir de juillet, le MusBA de Bordeaux, décortiquent les rôles assignés par ces maîtres aux plus jeunes et leur ancrage dans les réalités sociales d’un demi-siècle riche en mutations. Du bambin idéalisé à l’enfant soldat, de l’intimité familiale au prodige, Sage comme une image ? questionne l’enfance dans l’œil des artistes. Focus sur trois œuvres de l’exposition.
Portrait d’un jeune garçon (vers 1820 ?), par Théodore Géricault Remarquable à bien des égards, cette œuvre star de la collection mancelle, signé du plus tourmenté des romantiques, garde des mystères, à commencer…
