« On ne fait pas cornichon dans le pot de cornichons. » Triviale, la formule, entendue de la bouche d’un éminent responsable de l’entourage d’Emmanuel Macron, signe l’ambition diplomatique française. Se distinguer, peser, manœuvrer et, toujours, se hisser dans la cour des grands, des beaucoup plus grands. Plus agile que l’Allemagne, plus européenne que le Royaume-Uni, moins empêtrée que les Etats-Unis. A Tel-Aviv, à Doha, à Kiev, à Beyrouth ou au premier étage de l’hôtel The Peninsula, à Paris, ambassadeurs, conseillers, agents secrets français courent, consultent, tentant de faire émerger de minuscules voies vers un apaisement politique, vers une esquisse de solution, la « moins pire » possible. Car, de meilleure, il ne saurait être question.
Depuis le 7 octobre, la stratégie française est un double, triple, quintuple plateau d’échecs,…
