ON NE L’A PAS HÉLITREUILLÉ sur le toit du Royal Monceau-Rafles, dans le VIIIe arrondissement de Paris, mais on n’en est pas loin. Train annulé, donc avion, puis taxi moto slalomant entre les camions et les ronds-points… Grève oblige, pour venir de son Helvétie natale, Joël Dicker a dû pulvériser son empreinte carbone. C’est qu’en ce 8 mars, une vingtaine de ses compagnons de plume l’attendaient pour la traditionnelle photo annuelle des grands gagnants de l’année précédente. Soit, pour le millésime 2022, et dans l’ordre, Dicker, da Empoli, Lemaitre, Musso, Despentes, Houellebecq, Giraud, etc. Tous ne sont pas là, retenus par des occupations professionnelles ou empêchés par les cheminots – les écrivains ne résident pas tous, loin de là, à Saint-Germain-des-Prés.
Même gymnastique pour la bonne quarantaine d’éditeurs invités, L’Express…