De la musique avant toute chose. Et aussi de l’alcool, des cabarets, des chants, de l’opéra, des palaces et des scandales. Paris 2015? Non, Le Caire années 1920 ou encore Beyrouth années 1950. Le Caire, Beyrouth, deux villes de tous les possibles, deux métropoles arabes et cosmopolites. De l’apogée de la Nahda (Renaissance), phase d’émancipation littéraire, poli -tique, nationale, féminine… au fantasme d’un paradis libanais, les rives de la Méditerranée ne furent pas toujours synonymes de fanatisme et de furie. Grâces soient rendues à l’illustratrice Lamia Ziadé, qui, sans occulter la chute de l’Empire ottoman, la colonisation, la guerre en Palestine, la prise du canal de Suez…, nous rappelle, au même titre que le Prix Goncourt Mathias Enard (Boussole), que le Proche-Orient fut un espace d’épanouissement intellectuel et artistique, notamment…
