ON NOUS AVAIT PRÉVENUS, Lionel Shriver est joyeuse et très en forme. C’est que la romancière américaine aux idées bien arrêtées, célébrissime depuis la publication d’Il faut qu’on parle de Kevin en 2006, n’est pas réputée pour faire montre d’une affabilité excessive, alors, on s’alarme toujours un peu. Et c’est un fait : la voilà, chaleureuse, dans un salon de la bibliothèque Oscar-Niemeyer du Havre. Ce n’est pourtant pas le déjeuner offert par le maire, Edouard Philippe, aux auteurs stars de sa manifestation littéraire, Le Goût des autres, qui l’a égayée, car, nous confie-t-elle en riant : « Je hais les déjeuners, je prends un seul repas par jour, et c’est le soir. Je suis rigide, vous savez, très rigide. » Mais alors, serait-ce les charmantes thématiques d’A prendre ou…